Note :
Le contenu de ce site peut susciter des émotions fortes. N’hésite pas à en parler à une personne de ton entourage ou à Jeunesse, J’écoute.

L’idée n’est pas non plus de te faire peur! On a créé ce site pour t’aider à reconnaître les signes de traite, pour que tu puisses aider une personne de ton entourage et pour que tu sois mieux informé ou informée. On t’encourage à avoir des relations saines (amitiés, relations sexuelles et relations amoureuses) saines! Pour plus d’info, découvre notre campagne #RelationSaine.

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À propos

Pourquoi Beaux mensonges? Parce que derrière tous beaux mensonges se cache une dure vérité!

Le site Web BeauxMensonges.ca a été créé dans l’intention d’offrir une expérience interactive misant sur l’exploration. Parcours le site et apprends à connaître les différents personnages. Tu réaliseras que, même si certaines personnes sont plus à risque d’être ciblées par les exploiteurs, il n’existe pas de profil type chez les victimes. La meilleure façon de se protéger est de s’informer!

AOcVF, qu’est-ce que ça veut dire? Au long, c’est Action ontarienne contre la violence faite aux femmes. En gros, on défend les droits des filles et des femmes francophones en Ontario. Ce site-ci, on l’a créé pour t’aider à comprendre c’est quoi la traite, et ce que tu peux faire si tu connais quelqu’un qui en a été victime. On gère aussi d’autres sites pour les jeunes sur les relations saines, la violence sexuelle et la violence dans une relation amoureuse.

AOcVF a obtenu du financement de la part du gouvernement de l’Ontario pour créer des ressources de sensibilisation en français pour les parents, tuteurs et tutrices et jeunes sur le sujet de la traite des personnes à des fins sexuelles. Ce projet s’inscrit dans les différentes initiatives du gouvernement de l’Ontario visant à mettre fin à cette forme de violence, notamment la stratégie et le nouveau cadre encadrant la lutte contre cette forme de violence dans les écoles.

AOcVF, qu’est-ce que ça veut dire? Au long, c’est Action ontarienne contre la violence faite aux femmes. En gros, on défend les droits des filles et des femmes francophones en Ontario. Ce site-ci, on l’a créé pour t’aider à comprendre c’est quoi la traite, et ce que tu peux faire si tu connais quelqu’un qui en a été victime. On gère aussi d’autres sites pour les jeunes sur les relations saines, la violence sexuelle et la violence dans une relation amoureuse.

AOcVF a obtenu du financement de la part du gouvernement de l’Ontario pour créer des ressources de sensibilisation en français pour les parents, tuteurs et tutrices et jeunes sur le sujet de la traite des personnes à des fins sexuelles.  Ce projet s’inscrit dans les différentes initiatives du gouvernement de l’Ontario visant à mettre fin à cette forme de violence, notamment la la stratégie et le nouveau cadre encadrant la lutte contre cette forme de violence dans les écoles.

Filles et femmes autochtones

Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (2019) a souligné que « bien que les femmes autochtones ne représentaient que 4 % de la population canadienne en 2016, elles constituaient près de 50 % des victimes de la traite des êtres humains. Près d’un quart d’entre elles avaient moins de 18 ans. »

Pourquoi les femmes et filles autochtones sont plus vulnérables? Selon l’Ontario Native Women’s Association, les causes sont (site en anglais) :

  • La violence coloniale
  • Les « écoles » résidentielles et la rafle des années 60
  • Le peu de valeur accordée aux femmes autochtones
  • La normalisation de la violence à caractère sexuel
  • Les barrières systémiques
  • Le racisme

Ces facteurs expliquent le haut taux de victimes et de survivantes autochtones : « Au Canada, l’héritage du colonialisme met les femmes et les filles autochtones dans une situation économique et sociale précaire et dangereuse, qui les rend particulièrement vulnérables à diverses formes de violence, notamment l’exploitation et la traite des personnes. »

Quelques facteurs qui peuvent augmenter le risque qu’une personne autochtone soit recrutée :

  • Précarité du logement et des conditions de vie
  • Difficultés économiques, peu d’occasions d’emploi
  • Manque d’accès aux ressources
  • Effets continus du colonialisme, p. ex. traumatismes intergénérationnels

On sait que les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones sont plus souvent victimes de traite, mais on manque de données à ce sujet. Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, ce manque de données complique l’identification des victimes et des survivantes, ce qui rend difficile le fait de leur venir en aide. Quand on comprend mal un problème, on peut difficilement le résoudre.

 

À quoi ressemble le recrutement?

Une étude (Domestic Sex Trafficking of Aboriginal Girls in Canada: Issues and Implications) explique les méthodes de recrutement spécifiques aux personnes autochtones.

  • Les aéroports : Les exploiteurs qui ciblent les femmes et filles autochtones savent comment les cibler. L’exploiteur a des liens avec la communauté; quand la victime quitte sa communauté pour déménager dans une plus grande ville, l’exploiteur en est informé et il la rencontre à l’aéroport. Rendue là, elle n’a pas de point de repère et elle est plus vulnérable à l’exploitation.
  • Les écoles : Des exploiteurs ciblent de plus en plus de jeunes Autochtones à l’école, aussi jeunes que onze ou douze ans.
  • Les bars : Les femmes autochtones qui déménagent dans des centres urbains peuvent se rendre à des bars pour rencontrer d’autres personnes autochtones. Les exploiteurs gagnent leur confiance en leur achetant des verres ou en leur offrant de les aider à établir des liens avec d’autres personnes autochtones, puis les exploitent.
  • La tactique du « petit ami » : Un exploiteur peut séduire une jeune en lui achetant des cadeaux ou en la manipulant émotionnellement. Une fois qu’il a sa confiance, il peut l’exploiter.
  • Des filles comme recruteuses : Les exploiteurs recrutent de jeunes filles pour qu’elles recrutent d’autres victimes.

Peu importe la tactique employée, les exploiteurs ciblent des victimes isolées, qui sont plus vulnérables à l’exploitation.

Des ressources culturellement adaptées

Ligne d’aide contre la traite de l’Ontario Native Women’s Association

Répertoire de services dirigés par des personnes autochtones en Ontario

Talk4Healing

Ligne d’aide à l’écoute 24 sur 24 et offerte en 13 langues autochtones et en anglais

Loi canadienne

On pense souvent que la traite des personnes (ou trafic des personnes) c’est seulement le fait de faire venir une personne au Canada et de l’enfermer de force pour l’obliger à travailler ou à avoir des actes sexuels contre de l’argent. En fait, ça peut se passer directement sous notre nez, dans notre propre communauté! Au Canada, la majorité des victimes de traite à des fins sexuelles sont des personnes canadiennes. 50 % sont des filles et des femmes autochtones.

La traite des personnes à des fins sexuelles est la forme de traite la plus courante en Ontario. L’Ontario est aussi une plaque tournante de la traite : plus des 2/3 des cas signalés au Canada venaient de l’Ontario.

La loi canadienne reconnaît que la traite des personnes est un crime. La traite des personnes comprend le fait de « recruter, de transporter, de transférer, de recevoir, de détenir, de cacher ou d’héberger une personne, ou d’exercer un contrôle, une direction ou une influence sur les mouvements d’une personne, en vue de l’exploiter ou de faciliter son exploitation ».

Une personne est considérée comme trafiquante par exemple si elle recrute et oblige une autre personne (peu importe son âge) à avoir des relations sexuelles contre de l’argent. Elle peut l’obliger à le faire en utilisant la force, la manipulation, les menaces, le chantage, etc.

Savais-tu que l’âge moyen d’entrée dans la traite à des fins sexuelles est entre 13 et 16 ans? Pourtant, personne ne peut avoir de contacts sexuels avec un ou une jeune de moins de 18 ans en échange d’argent, d’un logement, de transport, de nourriture, de drogues, d’alcool ou de tout autre objet ou nécessité.

La loi condamne les trafiquants et les clients, mais pas les victimes. Si tu es victime ou connais une personne qui est victime de traite, elle est protégée par la loi (si on t’a dit le contraire, la personne mentait).

Pour en savoir plus sur la traite des personnes, visite le site du gouvernement de l’Ontario.

Arianne

Arianne

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Saoirse

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Les personnes plus à risque

On doit préciser que n’importe qui peut être victime d’exploitation sexuelle. Par contre, certaines personnes sont plus à risque d’être ciblées par les exploiteurs, comme :

  • les filles et les femmes d’origine autochtone
  • les personnes noires
  • les personnes 2SLGBTQIA+
  • les jeunes en situation d’itinérance
  • les enfants et les jeunes impliqués dans le système de protection de la jeunesse
  • les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou une faible confiance en soi
  • les personnes ayant des difficultés financières.
  •  

Consulte le rapport de la Ligne d’urgence canadienne pour en découvrir davantage sur les répercussions de la traite des personnes sur les communautés vulnérables.

Ça fait réfléchir!

Selon les données recueillies en 2019-2020 par la Ligne d’urgence, 71 % des cas de traite de personnes au Canada identifiés étaient à des fins d’exploitation sexuelle.

Encore plus étonnant, près de 2/3 (65,8 %) des cas de traite des personnes signalés par la police entre 2009 et 2019 étaient en Ontario! C’est la province avec le plus haut taux de cas. Plus de la moitié des cas étaient relatifs à la prostitution et à des infractions sexuelles. 

95 % des victimes étaient des filles et des femmes et 70 % d’entre elles étaient âgées de moins de 25 ans, dont 26 % avaient moins de 18 ans.

5% des victimes étaient des garçons, 95% des filles et femes
26% des victimes étaient des filles et des femmes âgées de 17 ans ou moins, 44% des victimes étaient des filles et des femmes âgées entre 18 et 24 ans

Les données entre 2009 et 2019 proviennent de Statistique Canada.

Besoin d’aide?

Si tu es en danger immédiat, appelle la police! (9-1-1)

Pour parler à quelqu’un :

Ligne canadienne d’urgence contre la traite des personnes

Les intervenants et intervenantes spécialistes bilingues de la Ligne d’urgence sont disponibles 24 h sur 24, 365 jours par année. Un soutien est disponible dans plus de 200 langues différentes. La Ligne d’urgence peut te mettre en contact avec les services d’urgence et fournisseurs de services locaux dans les communautés aux quatre coins du Canada. Pour en savoir plus, visite la page Ligne d’urgence canadienne.

Fem’aide : Ligne de soutien pour les femmes touchées par la violence (16 ans et plus)

Service téléphonique à l’écoute 24 h sur 24. De l’écoute, de l’appui et de l’information sur les services pouvant répondre à tes besoins dans ta communauté, en toute confidentialité. Fem’aide peut aussi répondre aux demandes de renseignements faites par les proches des femmes aux prises avec la violence.

Liste des centres d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALACS) en Ontario 

Plusieurs centres et services sont offerts en français en Ontario. Les services sont confidentiels.

Jeunesse, J’écoute

De la consultation 24 h sur 24, sécuritaire, privée et sans jugement.

Services de crises du Canada

Réseau national de services de lignes de crises, de détresses et de prévention du suicide, à l’écoute 24 h sur 24, 365 jours par année.

SOS Suicide Jeunesse
(au Québec seulement)

Service disponible de 8 h jusqu’à minuit, 7 jours sur 7. Intervention auprès des personnes en crise suicidaire afin de leur donner à nouveau espoir dans la vie en les aidant à trouver des solutions adéquates à leurs problèmes.

Ligne Tel-Jeunes
(au Québec seulement)

Les services sont gratuits et confidentiels en plus d’être accessibles 24 h sur 24, 365 jours par année.